Coacher l’impro au niveau intermédiaire : un défi stimulant (et ce que ça m’a appris)

Par Vicky Lavoie

Quand j’ai commencé à coacher l’improvisation, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’en suis maintenant à ma deuxième année, et je peux dire que c’est une aventure aussi exigeante qu’enrichissante. Tout a commencé grâce à mes filles, qui m’avaient vue jouer dans une ligue adulte. Leur enthousiasme était contagieux : elles ont participé à quelques événements, et bientôt, ont voulu créer leur propre équipe.

Au départ, nous n’avions que quatre jeunes participants à un atelier offert par la LIMA (Ligue d’improvisation du Madawaska et alentours). Grâce à leur passion, ceux-ci ont pu rassembler une équipe de huit joueurs. Cette année, nous avons accueilli treize jeunes motivés et prêts à embarquer dans cette belle aventure.

Former une équipe à partir de zéro : la pression et la fierté
Coacher une nouvelle équipe au niveau intermédiaire, c’est partir de zéro. On façonne, on modèle, on bâtit la base de ce qui fera d’eux des improvisateurs solides. Cette responsabilité vient avec une certaine pression, car on veut leur donner de bonnes bases : respect, écoute, confiance, plaisir et créativité.

Les différences avec les plus vieux
J’ai remarqué des différences marquantes entre les joueurs plus expérimentés (soit au secondaire ou en ligue adulte) et les jeunes du niveau intermédiaire (4e, 5e, 6e et même 7e année). Les plus jeunes ont moins d’inhibitions : ils ont moins peur de se tromper, moins peur d’avoir l’air fou et moins de barrières mentales. Cette liberté leur permet d’explorer, de proposer des idées farfelues et de se lancer dans l’impro avec une spontanéité rafraîchissante.

Chez les plus vieux, on sent souvent une certaine retenue ou une peur du jugement. Ils réfléchissent davantage à ce qui pourrait « marcher » plutôt qu’à ce qui pourrait simplement être amusant ou créatif. Ce contraste rend le coaching des plus jeunes particulièrement stimulant, car on peut les aider à canaliser cette énergie tout en leur enseignant les bases de l’écoute, du respect et de la construction collective.

Une motivation contagieuse
Ce qui me frappe aussi, c’est que l’idée de former une équipe est venue d’eux. Ce projet, c’est le leur. Résultat : Leur engagement est incroyable. Ils se donnent à 200 %, ont toujours une attitude positive et cherchent constamment à s’améliorer.

Conclusion : un privilège et une leçon de créativité
Coacher au niveau intermédiaire, c’est un privilège. On devient un guide, un témoin de leur progrès et de leur passion. Chaque atelier, chaque match, chaque rire partagé est une victoire en soi.

Ce que je trouve encore plus beau, c’est que coacher à ce niveau m’en apprend autant sur l’improvisation que je leur en enseigne. Leur spontanéité, leur audace et leur curiosité me rappellent pourquoi j’aime tant cette discipline. J’ai hâte de voir où leur créativité les mènera… et ce qu’ils m’apprendront encore.

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