Pole Position

Par Michel M. Albert

Parfois, en organisant un tournoi, on se frappe à des problèmes d’horaire dont les solutions créent un nouveau format. En voici un qui pourrait être utile si :

1. Il n’existe pas de classement des équipes au préalable (première édition, ou les équipes varient d’année en année).

2. Des membres de chaque équipe se rendront à temps pour le début du tournoi le vendredi soir, mais pas chaque membre de de chaque équipe, créant un casse-tête quant à l’horaire (entièrement possible dans des équipes d’amis qui se rejoignent au tournoi, mais ne voyagent pas ensemble).

3. Le nombre de matchs indiqués par le nombre d’équipes inscrites est trop bas pour remplir toutes les trames-horaires disponibles.

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La « Pole Position » est peut-être une solution à un ou plusieurs de ces problèmes. Il s’agit de dévouer le premier soir non pas à des matchs préliminaires, mais à un mini-tournoi qui décidera du classement du reste de la fin de semaine. Ici, on pige aléatoirement les rencontres, et les équipes s’affrontent dans des mini-matchs de trois improvisations (plus supplémentaire, au besoin). Le format exact peut varier selon le nombre d’équipes et le temps dédié à la Pole Position, mais normalement, si on perd un match, on est éliminé et nos points-pour/points-contre sont enregistrés. Les équipes gagnantes se rencontrent en demi-finale, puis en finale, tout ça dans l’espace d’environ deux heures, deux heures et demie.

Variations : Bien que cela cause beaucoup de va-et-viens, on pourrait aussi ne jouer qu’une impro par « match », et donc jouer la Pole Position dans l’espace d’une heure pendant les cérémonies d’ouverture de notre événement.

Et s’il manque des joueurs (qui n’arriveraient que plus tard en soirée, ou au milieu de la Pole Position, ou le lendemain matin), les joueurs qui sont présents – même si un seul – jouent le mini-tournoi pour représenter leur équipe.

En fin de compte, on se retrouve avec un classement que l’on n’avait pas avant pour créer l’horaire du reste de la fin de semaine. L’équipe gagnante du Pole Position est en première place, la finaliste en seconde, etc. Il y a aussi deux effets intéressants à cette formule empruntée à la course automobile. Le premier est pour le public présent le premier soir : On lui propose une introduction à toutes les équipes, question de les faire revenir pendant la fin de semaine pour appuyer leurs préférées. Pour les joueurs, c’est l’opportunité de créer des rivalités (oooh, est-ce que l’équipe championne du Pole Position pourra se rendre aussi loin dans le tournoi comme tel? Oooh rematch de la mini-finale!) qui viendront alimenter le spectacle. Une Pole Position peut être très excitante pour tout le monde!

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Et ça a existé dans la nature. La Coupe universitaire 1995 à Sherbrooke avait fait l’introduction des équipes avec une seule improvisation, mais aucun effet sur le classement. Le 2e Richard-Therrien en 2004 à Edmundston a créé la formule telle que décrite ci-haut, et oui, une des équipes n’était représentée que par une seule personne et un banc plein de chandails vides – elle s’est quand même rendue en finale du Pole Position, et a gagné le tournoi comme tel par la suite (bien que, avec tous ses membres).

La leçon, c’est qu’il ne faut pas se laisser être bloqué quand des pépins d’horaire surviennent, et plutôt utiliser les problèmes pour inspirer des solutions novatrices. Qui sait, on va peut-être inventer un format d’événement le fun!

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