Par Martin Savoie
« Think outside the box… »
C’est un adage que l’on a entendu. Pense au-delà de la boîte. Va plus loin que ce qui a déjà été fait. Sors de ta zone de confort.
En tant qu’individu, c’est… je ne veux pas dire facile, mais disons qu’on a moins de difficulté à définir ce qu’est notre propre boîte. Par contre, en tant que groupe, où l’on a le contenu de plusieurs boîtes à mettre ensemble, comment se définit de façon universelle le concept de l’originalité?

Premièrement, déconstruisons la boîte. Dans le concept créatif, elle représente ce qui ne sort pas de l’ordinaire, la zone sécuritaire d’un individu. Et c’est important d’inclure l’individu dans cette notion puisque chaque boîte, chaque zone de confort, contient ses propres éléments et ses limites, lesquels peuvent être uniques ou partagés.
Pour imager ma pensée, disons que toutes les boîtes réunies seraient une sorte de diagramme de Venn, ce fameux diagramme où des cercles permettent de catégoriser des choses appartenant à un ou plusieurs éléments à la fois. Un peu à la manière du diagramme de Venn, il se peut que des éléments n’appartiennent pas à toutes les boîtes, ce qui fait que ce qui peut être original et innovateur pour une ou plusieurs personnes peut paraître très conventionnel pour une ou plusieurs autres. Mais, à force d’échanges, l’un vient à acquérir des éléments de l’autre, réduisant ainsi l’écart des éléments uniques à chaque boîte.
Est-ce qu’à un moment, les deux boîtes ne font qu’une? Pas vraiment. Les boîtes, ou plutôt les gens, n’interagissent pas exclusivement avec un certain groupe, ce qui fait que la boîte, la zone de confort, et ce qui est considéré comme de l’innovation chez tous et chacun, est en constante évolution.

Et en impro, cette notion est d’autant plus pertinente. Lorsque l’on commence comme équipe, toutes les zones de confort réunies partagent une quantité extrêmement limitée d’éléments communs, ce qui fait que cette zone ne peut que prendre de l’expansion à force de pratiques, de matches, et d’échanges avec nos coéquipiers.
On a tout à gagner d’agrandir cette boîte collective, parce qu’elle devient une force sur laquelle on peut bâtir, tout en permettant une prise de conscience sur les éléments externes à celle-ci qui lui permettront de grandir un peu plus. Plus on va loin dans notre impro, plus on réalise qu’on peut aller encore plus loin.
Et lorsque l’on passe à un autre niveau, que d’autres joueurs se greffent à l’équipe, on a les outils pour créer une boîte encore plus grosse puisque nos zones communes avec d’autres équipes font maintenant partie de notre boîte.
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